Hot! Volontaires en orphelinat : espoirs et désilusions

(c) Jack Thompson

Août 2010, Phnom Penh. Pierre Yves n’a pas débarqué en simple touriste. «Ça me travaillait depuis longtemps », explique-t-il. Ayant posé son sac dans un hôtel pour routards, Pierre Yves y découvre diverses affichettes « orphelinat cherche volontaire, aucune expérience requise ». Au hasard, il sélectionne la New Chance Children Organisation (NCCO). Kim Ny, son directeur cambodgien, lui tient un discours sensible, et séduit Pierre Yves, qui y enseigne l’anglais durant un mois. « Une expérience bouleversante » confie-t-il. De retour en France, il prolonge son action, et crée une association pour venir en aide aux orphelins de la NCCO. Son dévouement émeut ses amis, sa famille : pas moins de 17 parrains le suivent dans cette aventure.

En décembre 2010, Pierre Yves est de retour au Cambodge, avec un but limpide : aider les enfants. Avec les fonds collectés en France il loue une maison plus spacieuse, et assure le couvert et l’éducation de 17 orphelins. Au moment d’officialiser l’orphelinat en l’enregistrant auprès du Ministère des Affaires sociales (MAS) l’aventure prend une tournure inattendue. Visiblement, Kim réprouve cette initiative « inutile », puis s’offusque ouvertement quand Pierre Yves lui explique qu’il souhaite interrompre les excursions touristiques à l’orphelinat : en général, les visiteurs s’émeuvent du sort des enfants, jouent un instant avec eux et leur apprennent quelques mots d’anglais avant de s’éclipser. Selon les psychologues, ce va-et-vient incessant d’inconnus multipliant les marques d’affections pour les rejeter quelques instants plus tard est néfaste pour les enfants.

Face aux protestations outrées de Kim, Pierre Yves s’interroge sur les réelles motivations du fondateur de la NCCO, et il commence à creuser le fonctionnement réel de cette organisation…

Article à lire en intégralité dans notre édition d’été 2012

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